JE SUIS EN DEUIL : MONSIEUR ABDOULAYE BARRY, QUI M’A SAUVÉ LA VIE, EN RISQUANT LA SIENNE, LORS DE L’ATTAQUE DE LA RADIO PLANÈTE, A TIRÉ SA RÉVÉRENCE

Avant la sortie officielle de mon roman autobiographique, qui retrace l’événement, je donne un avant-goût sur les circonstances de mon départ en catastrophe de la Guinée….

Le dimanche 17 novembre 2013, un impressionnant contingent de la Gendarmerie Nationale est déployé, sur instructions formelles d’Alpha Condé, à Nassouroulaye, près du Carrefour Cirage, avec pour mission spéciale, celle de mettre aux arrêts le journaliste Mandian SIDIBE, qui venait à peine de terminer son émission fétiche “La Ronde des Journalistes”.

Des tirs retentissent de toutes parts. Les vitres de la radio “Planète FM” sautent en éclats. Mandian SIDIBE lance un cri de détresse sur les ondes de la radio. La mobilisation des auditeurs et fans de Mandian SIDIBE est spontanée et impressionnante. Le journaliste est pris en otage.

Les travailleurs de la radio paniquent, dans une ambiance de “sauve qui peut “. La seule question qui préoccupe, c’est comment exfiltrer Mandian SIDIBE des locaux de la radio. C’est à ce moment précis que Monsieur Abdoulaye Barry, opérateur économique de son état, dont la concession est située en face de la radio, est passé par des voies dérobées, accompagné d’un groupe de jeunes, muni d’une échelle, que j’ai empruntée via la fenêtre du studio principal, pour me retrouver dans une cour voisine.

Avec tact, promptitude et dextérité, El Hadj Abdoulaye Barry m’a fait traverser la route pour m’introduire dans sa cour, puis dans sa chambre à coucher. Maimouna Tall, Laouratou Bah, Makan Sayon Oularé (tous encore vivants) et Bouba Dommè (Paix à son âme) m’entouraient discrètement.

Monsieur Barry m’ouvre ses toilettes et sa douche. Je prends un bain froid et change de tenue. Mon hôte me déguise, en me faisant porter un turban et me prête sa voiture, pour rallier l’ambassade des USA. C’est ainsi que j’ai pu m’échapper de mes bourreaux, qui se tourneront alors vers la foule mobilisée pour ma protection, ôtant la vie, en toute impunité, à un jeune adolescent de 15 ans, Abdoul Aziz Baldé (Paix à son âme).

Bref, c’est ce Monsieur Abdoulaye Barry, celui qui a risqué sa vie pour protéger la mienne, qui a été récemment rappelé à Dieu, dans un grand centre hospitalier aux USA, où il était admis pour des soins spécifiques.

Ma famille biologique, toute entière, se joint à moi pour présenter nos sincères condoléances aux familles éplorées et implorer le Tout Puissant Allah, Clément et Miséricordieux par essence, d’accorder le Temple de son Paradis Éternel à mon très cher bienfaiteur-protecteur, Elle Hadj Abdoulaye Barry. Amen!

Dors en paix mon cher frère et ami

Ton protégé, Mandian SIDIBE
Journaliste exilé à Paris

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